Coline Gaulot | EXPOSITION- Devenir Aquatique – Bordeaux- Septembre 2019
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EXPOSITION- Devenir Aquatique – Bordeaux- Septembre 2019

 

 

 

DEVENIR-AQUATIQUE #2
COLINE GAULOT

 » Une piscine intime, retenue, concentrée « 1

Pour  » Devenir-Aquatique #2 « , l’artiste Coline Gaulot a fait le choix de l’installation en invitant le spectateur à pénétrer un décor de piscine ponctué d’une vidéo, d’une série de peintures et de dessins évocateurs de l’élément eau ou de ses abords. À l’instar de la vidéo  » L’eau coule « , qui au gré de différentes rivières, mers ou piscines retrace un voyage introspectif, « Devenir-Aquatique #2  » est un cheminement réparateur, une recherche écosophique en mouvement.

Cette exposition est une invitation à plonger dans la piscine. Dans celle cachée derrière la clôture des voisins anglais, ou la nuit dans la piscine municipale. Un trou qui peut parfois sembler sans fond tellement le bleu est noir. Une faille qui vous aspire.  » Un écartement lent de la matière pour laisser entrer la lumière « 1. Comme un feu d’artifice qui fend la nuit, la piscine est un oasis de lumière. Une lumière artificielle dont il est difficile de définir les couleurs, car  » Les couleurs de l’eau sont impossibles « 1.
Choisir le sujet d’une peinture est toujours de l’ordre de l’élimination. Pourquoi peindre des piscines plutôt qu’autre chose ? Il paraît que  » L’amour des piscines pousse au mensonge « 1. Est-ce la femme le sujet ou est-ce la piscine ? Un Devenir-femme/piscine? Brigitte, Zara, Jeanine, Inéka… Vos piscines sont fascinantes. Aller à leur rencontre, c’est comme franchir cette clôture interdite. Découvrir leur histoire car la piscine est un concentré d’intimité. La piscine, construction architectonique, est une abstraction du sujet. Chaque peinture est pourtant un portrait où se mêlent les récits de ces femmes et ceux de l’artiste.

Les peintures de Coline Gaulot, aux jus colorés superposés jusqu’à une saturation opaque, sont d’une transparence et d’une luminosité telle qu’elles nous laissent croire qu’elles possèdent leur lumière propre. Une lumière intérieure qui rend « Hortensias  » et les palmiers de  » Wedding day » incandescents. Tandis que les cadrages très serrés évoquent. Par cette redéfinition de l’espace, Coline Gaulot aborde son sujet par l’absence. Elle capte des bribes d’un réel comme on capte des bribes d’histoires d’un quotidien ordinaire qu’elle transforme en récits poétiques. Sa peinture est liquide. Elle est de l’ordre de l’effacement et de l’apparition. Laisser couler l’eau pour Devenir-autre. Le  » Devenir-Aquatique  » chez Coline Gaulot est un processus créatif de la rencontre. Il rejoint cette notion de Kairos qui est au cœur de son œuvre. Devenir, c’est sans doute être ouvert à la profondeur de l’instant et avoir une sensibilité exacerbée pour les points de bascule, ces événements qui ponctuent nos vies. Il faut savoir les attraper en plein vol. Ils sont de l’ordre de l’immatériel et peuvent pourtant être représentés par une piscine ou un bouquet de fleurs. Tenter de peindre la profondeur d’une rencontre ou d’une émotion, figer l’instant est peut-être la quête de l’artiste ?

Nadia Russell Kissoon

 

 

 

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